19 décembre 2011

Le mardi 13 décembre, au sein du Conseil régional à Orléans, s’est tenu la seconde édition des rencontres entre chercheurs du public et entreprises du secteur cosmétique, organisée par la Cosmetic Valley. Nouveauté cette année, la présence d’un invité d’honneur, le Centre de Biotechnologie en Bretagne, centre de transfert de technologies dédié à la mise au point d’ingrédients issus des biotechnologies et de la valorisation de la biomasse marine.

Accueillis par François Bonneau, Président de la région Centre, qui soutient financièrement le pôle (150 000 € en 2011) et Marc-Antoine Jamet, Président de la Cosmetic Valley, cette journée dédiée à la recherche et à l’innovation cosmétique a réuni cette année 116 personnes et pas moins de 205 rendez-vous BtoB ont été programmés. En parallèle, 4 ateliers conférences étaient organisés autour des thématiques : ressources marines et biotechnologies animés par les acteurs bretons, interactions contenant-contenu et pour clore cette session, instrumentation et  mesure.

Comme nous le rappelle Marc-Antoine Jamet, « l’objectif est de mettre en relation directe des chercheurs (CNRS, INRA et universités) et des patrons de PME afin de faciliter l’émergence de projets d’innovation. L’autre aspect est de préserver et de développer notre tissu industriel, en mettant en œuvre une contre mondialisation. L’industrie cosmétique est la pointe de diamant de l’économie française, elle représente l’avenir». Rappelons que la beauté est le 4e secteur de l'économie française et qu’il détient 18 % de part de marché mondial2. Pour conserver cette place de choix, la Cosmetic Valley devra relever des challenges importants et proposer un nouveau contrat de performance 2012-2014 lors du prochain audit de l’état en 2012.

Côté conférences, les ressources marines (macro et micro algues) ont été largement mises à l’honneur comme source écologique d’ingrédients cosmétiques à forte valeur ajoutée. Qu’elles soient vertes, brunes, ou rouges, les algues renferment des trésors de bienfait et pas seulement pour la cosmétique. Les japonais les consomment d’ailleurs sans modération. Sans oublier les micro-organismes marins, véritable usine à production d’exopolysaccharides. La société Polymaris possède une glycothèque unique de plus de 40 molécules. La protection de ces ressources et de leur biodiversité a d’ailleurs été abordée et la réponse est peut-être du côté des biotechnologies, second thème de ce séminaire.

Quand au sujet récurrent des interactions contenant contenu, pas de grande avancée si ce n’est de suivre les référentiels des industries pharmaceutiques et alimentaires, en les adaptant à la cosmétique. Et de prendre en compte les conditions d’utilisation du produit. (Pour information, se référer à la pharmacopée européenne, aux guidelines EMEA/EUROPE, aux normes ISO 10993 et 15747, et à la directive 2002/72/EC).

La thématique de l’instrumentation et de la mesure a retenu l’attention avec des progrès majeurs : en échographie haute résolution à 20 et 40 MHZ, qui permet d’explorer le tissu cutané à 8 et 16 mm, de nouveaux capteurs mis au point par le laboratoire SATIE, Université de Cergy Pontoise pour le contrôle en ligne des interactions contenant contenu et enfin la spectroscopie de masse haute résolution, HRMS, technique révolutionnaire pour l’analyse directe d’échantillons sans préparation préalable, en moins d’1 minute..  (contact estelle.loire@chimie.uvsq.fr)

Prochain rendez-vous le 11 décembre 2012 à Orléans.

Michelle Vincent