Parce que les visiteurs devenaient avides d’informations, ce furent les musées les
premiers qui étoffèrent très vite les cartels d’identification des œuvres par des panneaux d’info grand format, puis des audioguides, des vidéos et, aujourd’hui, des écrans tactiles. La scénographie est entrée au musée, et jamais les grandes et petites expositions n’ont eu autant de visiteurs que ces dernières années. «The place to be»pour les VIP, surtout lors des vernissages, avec « effet waou » assuré. Un lieu de communication intergénérationnelle pour les familles. Et le bonheur de tous les curieux, avides « d’installations » et de mises en scène éphémères pour voir et réinterpréter sous d’autres perspectives l’art d’hier et d’aujourd’hui. Et chacun repart avec son produit dérivé du musée, estampillé comme une marque.
L’art de la séduction
Ce n’est donc pas un hasard si les mécènes des expos sont souvent les grands groupes de la distribution et du luxe. Pas un hasard non plus si les marques sont venues s’abreuver aux sources de l’art pour séduire, attirer, expliquer, convaincre, fidéliser… La muséographie est partout, dans les flagship stores comme dans les duty free, dans les malls comme dans les points de vente. Et ce n’est pas tant le produit, parfois sublimé mais souvent banalisé, qui devient l’objet de toutes les attentions, mais ce point de contact bien réel mais tellement fragile entre un consommateur et une marque.
Sabine Chabbert, Rédactrice en chef
Beyond Beauty Mag
Octobre 2009 #27
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